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RU 03/2013 - VATICAN ET FSSPX


VATICAN-FSSPX (ru, 21 janvier 2013) – Deux bombes viennent secouer l’Eglise: l’une est la décision prise depuis janvier 2011 par l’autorité suprême de l’Islam, l’université al-Azhar du Caire, sous la plume de l’imam Mohamed Ahmed al-Tayyeb, de couper toutes les relations « de dialogue » avec le Vatican ; l’autre est une lettre secrète à la FSSPX envoyée tout récemment par Mgr J. Augustine Di Noia du dicastère romain Ecclesia Dei, insinuant de garder secrètes certaines divergences théologiques pour boucler « l’unité ecclésiale» entre le Vatican et la FSSPX.  La première de ces deux bombes peut être considérée comme un échec cruel de la politique de « dialogue » prêché fanatiquement depuis le concile Vatican II, au dépens de la « prédication » traditionnelle aux païens qui est la mission de l’Eglise depuis 2000 ans ; l’autre bombe révèle un certain machiavélisme des autorités romaines, en incitant la FSSPX à prêcher en public autre chose que ce qu’on discute en privé, même s’il s’agit de sujets théologiques importants. En un mot : la première bombe explique la deuxième, le boomerang lancé par Vatican II revenant fatalement vers ses auteurs, car le faux dialogue – avec ses méthodes rusées - ne satisfait personne. Exemples :
+ Le cardinal Tauran, dans l’Osservatore Romano du 3 janvier 2013, invite les catholiques à poursuivre le dialogue avec les membres des autres religions, « malgré la violence qui ôte la vie à un chrétien à cause de sa foi toutes les 5 minutes dans le monde ». Il souhaite que ces souffrances deviennent pour les croyants une stimulation pour « témoigner, au milieu de tant de violence, que toutes les religions sont en faveur de la fraternité » ! 
+ Du même élan le prélat dénonce les soi-disant  « minorités déviantes » au sein de l’Islam qui « instrumentalisent la religion pour justifier l’usage de la violence ». Ce prélat a-t-il lu le Coran ?
+ Interrogé sur le fait que d’aucuns soutiennent que « le pape n’aime pas l’Islam », le cardinal Tauran répond qu’ « il n’y a rien de plus faux ». C’était l’occasion – ratée – de dire clairement que le Chrétien doit aimer les Musulmans, éventuels futurs frères dans la foi, mais jamais l’Islam.
+ Dans le document pontifical de Benoît XVI de fin 2012, représentant la conclusion du synode des évêques du Proche Orient qui s’est tenu en automne 2010 au Vatican, on lit qu’il faut « favoriser une pastorale commune avec les autres confessions chrétiennes ». Comme exemple il cite « la lecture et la distribution commune de la Bible » pour commencer.
+ Le même document rappelle que le Concile Vatican II, par ses documents concernant l’œcuménisme inter-chrétien et le dialogue avec les religions non-chrétiennes, aurait clairement établi que Juifs, Chrétiens et Musulmans « croient à un seul Dieu ». Donc le même Dieu ?
+ Ce document prétend aussi que « Marie », la mère de Jésus, nous invite à redécouvrir les racines juives de la Chrétienté. Il déclare que la religion juive de Jésus introduit définitivement les Chrétiens dans le peuple élu, en les unissant à lui. Le christianisme, la branche greffée sur l’arbre juif, aurait besoin du suc de cet arbre qui monte de ses racines. Les deux peuples, Juifs et Chrétiens, auraient reçu les mêmes promesses d’éternité, ce qui permettrait aux deux d’avancer fraternellement.
+ L’Eglise aurait une très haute estime des Musulmans qui brilleraient d’une grande religiosité.
+ Le document pontifical dit : « Les Musulmans partagent avec les Chrétiens la conviction qu’en matière religieuse aucune pression et encore moins aucune violence sont permises ». Pure utopie !
+ Et encore : « Il est nécessaire de progresser de la tolérance religieuse à la liberté de religion ».
+ Ou : « Il n’est pas opportun de déclarer de façon exclusive : ‘Je possède la vérité’. » Et cetera…

Dans ce même document Benoît XVI énonce pourtant certaines choses qui peuvent nous consoler : « La patience est une dimension essentielle de la charité ». En toute connaissance de cause restons donc surtout patients, et ne coupons en aucun cas le lien essentiel avec l’Eglise Une, Sainte, Catholique et Apostolique ayant à sa tête le 265e successeur de Pierre, notre pape Benoît XVI. Quoiqu'en disent les autorités, nous resterons, avec la FSSPX, inébranlablement dans l’Eglise en témoignant avec patience « du Chemin, de la Vérité et de la Vie », notre seul Sauveur Jésus-Christ.

 -  O.A.M.D.G.  -




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