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RU 43+44/2015 - LA CHINE ABANDONNE LA FOLIE?


Chine_35000_ivg_par_jour.jpg Qui peut décrire la détresse d’une jeune maman ?

LA CHINE ABANDONNE LA FOLIE ? (ru, 31 octobre 2015). – Après 36 années d’une politique folle limitant les naissances à un seul enfant par famille, et après la destruction psychique de millions de femmes que cette mesure abominable a entraînée, le Parti Communiste chinois vient de décréter dans son nouveau plan de 5 ans, publié le 29 octobre, que désormais chaque famille peut avoir 2 enfants. Il y a peu de temps encore le délégué de la Chine se faisait applaudir debout dans l’enceinte de l’ONU pour sa politique d’un seul enfant, ce qui plaît beaucoup à la dictature mondialiste pro-avortement. Le gouvernement chinois vient donc de se rendre compte que c’était même économiquement une folie, puisque l’arbre démographique chinois se déplace dangereusement vers le haut, créant un surpoids de la population âgée économiquement inactive. En fait la croissance économique de la Chine à récemment chuté de 15% à 7%. Sans parler du fait que cette politique a créé un déséquilibre croissant entre hommes et femmes, comptant actuellement 20 millions de plus d’hommes que de femmes au-dessous de 30 ans d’âge, et en projection un surplus de 44 millions d’hommes vers l’an 2040, ce qui a augmenté fortement la prostitution et les viols, voire la recherche de femmes à l’extérieur du pays par un nombre croissant de Chinois. En fait, puisque l’enfant mâle est celui qui continue la lignée familiale et, dans la pratique, assure la « retraite » de ses parents, beaucoup d’avortements (12 millions par an !) se font surtout en raison du sexe féminin du bébé conçu. Actuellement face à 100 petites filles nées il y a 116 petits garçons. Ces derniers, devenus adultes, ont souvent à charge 4 personnes âgées : les parents et les grands-parents. Toute cette politique communiste malsaine qui ne base la vie que sur des considérations économiques – et idéologiques – devait mener le pays à terme au chaos, et même les dirigeants communistes chinois les plus têtus ont fini par comprendre cela en tirant le frein d’arrêt à la politique de l’enfant unique - Deo gratias ! -, même si cette nouvelle politique de limitation forcée (!) du nombre d’enfants soit toujours un crime contre Dieu et l’humanité. Reste à savoir si la banalisation de l’avortement, nécessairement introduite par la politique de l’enfant unique, et les pratiques de la stérilisation forcée ou volontaire, voire de l’infanticide, peuvent encore être inversées dans la mentalité du peuple chinois, déjà bien habitué à profiter de la vie – et des pauvres sous gagnés - SANS enfants. Affaire à suivre.

A propos, au printemps 2008 l’association SOS MAMANS (UNEC) avait écrit dans son « Journal de bord » : Ce même jour nous entendons de Pékin que la nounou pour laquelle nous avons transféré hier 1000 Euro qu’elle doit régler à l’Etat chinois raquetteur (pour obtenir l’autorisation d’avoir un 2e bébé), eh bien cet Etat communiste a cyniquement augmenté la somme au double (20.000 Yuan au lieu de 10.000 Yuan). Qui l’empêchera d’exiger demain le triple ? Nous avons donc vite transféré la somme avant qu’il ne soit trop tard. Ces dirigeants criminels racontent au monde qu’ils respectent les droits de l’homme, qu’ils n’interdisent pas les naissances, mais « en toute justice nous exigeons une compensation financière pour la nuisance que représente un 2ème bébé pour la société chinoise») En vérité ils raquettent cette 2e grossesse à mort, avec des pénalités qui dépassent 40 salaires chinois. Et ils se vantent publiquement qu’ils ont déjà « évité 11 millions de bébés » à la Chine… Evité ? Jeté à la poubelle ! Mais en France, en Europe, on ne fait pas moins. « Ninive, Ninive, si tu ne te convertis pas, tu périras ! » cria le prophète Jonas dans l’Ancien Testament. Et Ninive se convertit !

Xiao_Yue80901.jpg La petite Xiao née 2ème enfant, sauvée par SOS Mamans en 2008 à Pékin

Pour conclure ce chapitre chinois, il est tout de même consolant de savoir que Mme Angela Merkel n’est pas la seule à avoir « de la choucroute dans la tête », selon l’expression que Monsieur l’abbé Schmidberger a utilisée jadis en chaire à l’église Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris pour désigner certains pécheurs. Les dirigeants communistes chinois en ont autant à vendre.

- O.A.M.D.G. -



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