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BULLETIN COELI no. 13


BULLETIN COELI n° 13                      

OCTOBRE-DECEMBRE 2005

 

L’OBSTACLE DU C 14 ENFIN FRANCHI !


 

Le trimestre qui s’achève a été très riche en événements importants concernant les principales reliques de Notre Seigneur. 

En octobre, nous avons appris une déclaration du cardinal Poletto faite le 4 mai précédent devant le Saint Suaire lors de la messe spéciale dédiée par l’Eglise à cette relique. Le cardinal avait déclaré « Nous savons avec certitude que le Linceul ne peut être un faux. Il nous révèle la majesté divine. Mais nous ne pouvons en certifier l’authenticité à cause de quelques petits obstacles (piccolo tassello). » Sans préciser lesquels. Cette déclaration est surprenante, survenant juste après l’affirmation que ce Linceul ne peut pas être un faux. Néanmoins elle est positive dans la mesure où l’obstacle majeur du carbone 14 s’en trouve éliminé.

Le 12 novembre eut lieu à Argenteuil le colloque de l’UNEC sur la Sainte Tunique. Ce colloque avait été décidé après une datation au C 14 établissant que la relique datait du 7ème siècle, fausse datation donc, tout comme pour le Linceul de Turin. Au cours de ce colloque, il a été beaucoup question du Sang du Christ. Certains avaient nié sa présence sur la Sainte Tunique. Le professeur Lucotte, spécialisé dans l’étude du sang et même de l’ADN, a démontré que ce vêtement était abondamment taché de sang. Il a même montré, grâce à de très forts grossissements, blotties entre les fils, des hématies dont certaines étaient parfaitement rondes, mais d’autres creusées en leur centre comme une coupe, ce qui faisait dire au conférencier que ces hématies avaient « souffert », tout comme le Christ, des mêmes supplices. Il a en outre déclaré que l’ADN de ce sang révélait l’origine juive et moyen-orientale du crucifié. Winfried Würmeling, secrétaire général de l’UNEC , a donc conclu qu’il y avait bien du sang sur la Tunique et que sa datation par le C 14 ne tenait pas.

L’intérêt du professeur Lucotte pour le sang et son ADN l’a poussé à entrer en relation avec l’écrivain Didier Van Cauwelaert, auteur d’un roman publié en 2004 sur la fiction du clonage du Christ. On sait que certains croient à cette fiction, notamment les « raéliens », disciples d'un certain Raël, un gourou américain qui voudrait hâter le retour du Christ sur la Terre … par le moyen du clonage. Cette fiction a donc inspiré à Van Cauwelaert un roman intitulé « l’Evangile de Jimmy », ouvrage actuellement épuisé, dans lequel il imagine que ce clonage a parfaitement réussi et que, contrairement à d’autres, il a permis à ce sujet, qui s’appelle Jimmy, de dépasser l’âge maximal de 3 ou 4 ans pour atteindre la trentaine.  Mais ce clone n’a aucun des caractères du Christ, surtout pas la sainteté. On essaie cependant de convaincre Jimmy qu’il est la réincarnation du Christ et qu’il est même capable de faire des miracles.

Si cette affaire de clonage n’est pas sérieuse – et le roman lui-même tend à le démontrer – elle a néanmoins un certain mérite : le fait de parler de clonage du Christ suppose que le sang qui se trouve sur le Suaire – ou encore sur la Sainte Tunique – est bien le sang du Christ et non celui d’un quelconque crucifié du 13ème siècle. C’est donc la datation par le C 14 qui se trouve radicalement dénoncée.

Mentionnons par ailleurs une émission passée le 25 novembre sur Arte. Emission habilement conduite par un animateur, M. Calvi, qui donnait la parole successivement à 4 intervenants : un historien des religions, Odon Vallet, un prêtre théologien, le père François Brune, Claude Evin pour le carbone 14, et le Dr Pierre Mérat, président du CIELT. L’émission ne nous apprenait pas grand-chose mais elle a permis à chacun de s’exprimer librement.

Au sujet du carbone 14, on a notamment entendu le Père Brune faire remarquer que l’échantillon utilisé par la datation, pris sur un bord du Linceul, pesait 42 mg au cm2 alors que l’ensemble du Linceul pesait 2 fois moins. « C’est une très grave accusation » rétorquait Claude Evin, indigné !  A quoi le Dr Mérat ajoutait que « l’erreur du C14 provenait soit de la méthode, soit de l’échantillon. »  Ainsi, si cette erreur ne venait pas, comme l’avait affirmé le prêtre, du choix de l’échantillon, c’est qu’elle venait de la méthode elle-même !

Il est bien clair, dans ces conditions que le C 14 est enfin complètement éliminé, sauf sans doute pour les partisans inconditionnels de la méthode Libby qui continueront imperturbablement à considérer que le C 14 est la seule méthode valable, faisant ainsi injure à tous les autres scientifiques sans distinction. Ils y perdront toute audience et toute dignité.

Tout ceci nous fait bien augurer de l’avenir de la recherche scientifique et surtout de la décision que l’Eglise devra bien finir par prendre, décision de la plus haute importance. Il semble bien en effet que, redoutant peut-être quelque tentative de clonage, l’Eglise se soit réfugiée derrière le C 14 qui ne voyait dans le Linceul de Turin qu’une fausse relique n’ayant pas enveloppé le Christ . Mais, maintenant que ce sujet a été abordé et qu’il n’entraîne pas d’autre réaction qu’un sourire indulgent, Elle pourra sans crainte reconnaître l’authenticité.

Signalons enfin qu’une circonstance exceptionnelle se présentera pour Elle, l’an prochain, de faire une déclaration solennelle : en 2006 sera célébré le 5ème centenaire de la « Missa Sanctae Sindonis » dédiée par le pape Jules II au Linceul le 4 mai 1506. Il nous reste à espérer que le pape Benoît XVI, « coopérateur de la Vérité » voudra en prendre la décision.

Tel est notre vœu pour 2006, afin que cette année, qui s’annonce comme celle de tous les dangers, se transforme en année glorieuse !



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