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PELERINAGES



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Rapport du pèlerinage UNEC 2010 aux Reliques du X


        L'UNEC (Union des Nations de l'Europe Chrétienne) a organisé du 17 au 22 mai un "Pèlerinage aux Reliques du Christ" en parcourant la France, l'Allemagne et l'Italie sur 2300 km en autocar, avec 31 pèlerins à bord venus de plusieurs pays d'Europe.

        Ils se sont tout d'abord arrêtés à Argenteuil près de Paris pour y vénérer la Sainte Tunique que N.S. a portée lors de sa Passion, trempée de son Précieux Sang comme les récentes études du professeur Gérard Lucotte l'ont confirmé. C'est Charlemagne qui l'a apportée vers l'an 800 à cet endroit, lieu d’un monastère féminin franc où sa fille Théodrade était abbesse, pour cacher l’insigne Relique des curieux et des vandales. Il l'avait lui-même reçue de l'impératrice Irène de Constantinople. Le R.P. François Le Quéré, ancien chancelier de l'évêché de Pontoise qui avait organisé la dernière ostension de cette Relique en 1984 (75.000 pèlerins), a présenté aux pèlerins de l'UNEC ses études historiques récentes sur les pérégrinations de la Sainte Tunique au premier siècle après Jésus. Ensuite les pèlerins se sont agenouillés devant la Relique pour prier pour la France et l'Europe Chrétienne. Il faut noter que c'est la seule Relique du Christ qui est toujours en mini-ostension, puisque le reliquaire a une fenêtre assez large où l'on peut directement laisser reposer son regard sur la Sainte Tunique enroulée. Ainsi la contemplation des fidèles ressemble fort au geste de la femme dans l'Evangile qui disait: "Si seulement je touche sa tunique, je serai guérie". Les nombreux ex-voto qui ornent les parois de la Basilique contenant la Sainte Tunique témoignent des nombreux miracles attribués à cette Sainte Tunique du Christ, qui est en même temps – fait unique ! – une Relique de la T.S. Vierge Marie censée de l’avoir tissée.

        Ensuite les pèlerins se sont rendus à Prüm en Allemagne, près de la frontière luxembourgeoise. Pépin le Bref, le père de Charlemagne et fils de Charles Martel, avait fait venir ici, en 752, une Relique "des sandales du Christ" reçue des mains du pape Zacharie en récompense de sa protection de la papauté en Italie. La magnifique basilique de Prüm, aujourd'hui une très petite ville, témoigne de la grandeur de cette abbaye bénédictine et des nombreux pèlerinages au Moyen Age. L'UNEC avait fait venir ici, il y a 3 ans, une équipe de scientifiques de France pour étudier cette Relique, notamment des spécialistes en photographie numérique (professeur Jean Legros), en recherche optique (professeur André Marion) et en génétique (professeur Gérard Lucotte). Il s'agit d'une chaussure d'apparât avec des ornements mérovingiens qui sert de reliquaire pour les véritables pièces de cuir à l'intérieur dont on peut penser qu'elles provenaient des sandales du Christ. La plus spectaculaire trouvaille est un grain de sable identifié par le professeur Lucotte comme venant de la Terre Sainte, sorte de marbre rose avec une pointe nette de titane qui se trouve seul dans le sol de Jérusalem. Des travaux ultérieurs sont en cours pour confirmer cette importante découverte qui a même étonné les autorités ecclésiastiques à Prüm et à Trèves.

        A Trèves où la dernière ostension de la Sainte Robe du Christ ("Heiliger Rock") remonte à 1996, les pèlerins se sont inclinés devant l’entrée – fermée en permanence – de la Sainte Chapelle qui se trouve à l'intérieur de la cathédrale de Trèves dont les origines remontent au siècle de Constantin (4e siècle). La Sainte Robe est très populaire en Rhénanie et dans toute l'Allemagne, et ses ostensions attiraient récemment encore des foules importantes, même si les autorités ecclésiastiques ne semblent plus être convaincues de son authenticité: lors des dernières 3 ostensions il y avait 2 millions de pèlerins en 1933, 1,8 millions en 1959 et 750.000 en 1998. - Par la suite les pèlerins devaient se rendre à Turin. En longeant le Rhin vers le sud, ils s'arrêtèrent à Rüdesheim près de Bingen, à quelques kilomètres de la Loreley, dans une région où Sainte Hildegarde avait érigé, au 11e siècle, plusieurs monastères bénédictins. Ils pouvaient vénérer les reliques de Sainte Hildegarde, après avoir écouté Soeur Hiltrud OSB qui expliqua avec verve la noblesse de cette sainte qui a éclairé son époque en divers domaines: en théologie, mystique, musique, sciences naturelles, nutrition, médicine et cosmologie. Sainte Hildegarde voyageait dans toute l'Europe pour prêcher et ne craignait pas de se présenter personnellement devant le pape à Rome et devant l’empereur Barberousse pour dire ce qu’elle pensait en conscience. Elle nous a fait penser à ce que nous avait dit il y a une quinzaine d’années l’ancienne mère Supérieure du Carmel d’Auschwitz : « L’Europe Chrétienne ? Que le Bon Dieu nous donne 3 ou 4 saints comme Saint François d’Assise, et vous l’aurez ! » Sainte Hildegarde fut sûrement de ce gabarit-là.

        En passant en Alsace, les pèlerins ont profité d’une soirée choucroute – seuls les Catholiques savent vraiment fêter ! – en présence de leur président fondateur M. Armand Kastner de Cernay près de Mulhouse qui, du haut de ses 85 ans, leur a appris que la seule chose vraiment importante sur cette terre, c’est la Foi, l’Espérance et la Charité, et que l’Europe Chrétienne à laquelle l’UNEC aspire ne peut renaître et exister que sur ces fondements-là. Une visite au célèbre musée Unter Linden à Colmar, avec le célèbre retable d’Issenheim peint par Gruenwald et la magnifique Vierge au buisson de roses, œuvre de Martin Schongauer, confirma splendidement ses recommandations.

        Le voyage vers Turin se fit pendant la nuit, en roulant en autocar transformé en hôtel de fortune (les sièges se plient complètement à l’horizontale), pour éviter les hôtels de cette ville qui, pendant ces 6 semaines d’ostension, se jetaient comme des vautours sur les 2 millions de pèlerins annoncés. C’était en quelque sorte la partie pénitentielle de ce pèlerinage. Voici le rapport d’un pèlerin de l’UNEC: « Après un petit déjeuner à 6h15 du matin autour du car, avec des viennoiseries d’Alsace amenées dans la soute et du Nescafé à l’eau chaude fournie par l’autocar, nous étions entre les premiers pour la visite du Linceul de Turin appelé communément mais incorrectement ‘le Saint Suaire’. Le silence des foules qui faisaient, dès les heures matinales, la queue pendant ¾ d’heure, était impressionnant, d’autant plus que c’était l’avant-dernier jour de l’ostension. Acheminés par des chemins protégés autour de la cathédrale, nous arrivions enfin devant la Relique. Silence absolu. Contemplation de cette faible image sur un lin qui paraissait lumineux comme une diapositive. Voilà le linceul qui a entouré le Corps divin ensanglanté ! Voilà les traces de Sang de notre Sauveur! Voilà son image mystérieuse, d’une beauté ineffable. Nos cerveaux cessèrent de penser, nous étions comme transformés en yeux, en CONTEMPLATION, préfigure de ce qui nous attend au Ciel. Les 4 minutes d’arrêt devant la Relique allouées à notre groupe passèrent vite, il fallait laisser la place aux fidèles suivants. Beaucoup des nôtres retournaient aux bancs de la nef centrale de la cathédrale pour prier, un peu plus loin de la Relique mais toujours en pleine vue d’elle. Inoubliable ! Prochaine ostension : en 2030 !… » Du point de vue scientifique il faut savoir qu’un fait passionnant, encore peu connu, est intervenu lors de la réfection du Linceul en 2002 : selon les experts (mais pas encore selon Turin et le Vatican !), une faible image de la Sainte Face et des mains du Christ a pu être photographiée sur le côté arrière du Linceul, très similaire – mais pas identique - à l’image bien connue sur le devant. Les professeurs Oswald Scheuerman et Giulio Fanti ont pu déterminer que ces images ne peuvent être venues d’autre chose que d’une irradiation ou une décharge électrique extrêmement contrôlée émanant du Corps. Pour que cette image puisse se former, uniquement par un brunissement superficiel de quelques brins extérieurs du lin sur chaque côté du lin, il aurait fallu pour chaque côté 14.000 Laser à tir orthogonal avec 60 à 100 millions de Volt, et cela pendant une nano-seconde, et tout cela en émanant d’un corps censé mort. A-t-on jamais vu un corps mort rayonner ? C’est la preuve matérielle de la RESURRECTION ! Ahurissant ! Depuis 8 ans que les autorités et Turin et du Vatican ont du mal à assimiler cette découverte ; pour l’instant ils ne savent pas mieux que d’assurer : « Il n’y a pas d’image sur le côté arrière du Linceul », en dépit de toute évidence scientifique (cf. la photo dans le diaporama référencée en bas). Un mathématicien a calculé que l’improbabilité d’un faux, prônée par la télévision française et d’autres imbéciles, est de 200 milliards à 1. Le fait de la 2e image, sur le côté arrière, multiplie ce taux de 200 milliards de nouveau par lui-même. Dorénavant il faut plus de « foi » pour croire à l’inauthenticité du Linceul de Turin que de croire en son authenticité. Il faut dire aussi, si vous permettez, que Dieu a beaucoup d’humour face aux bêtises humaines aussi bien dans le domaine scientifique (Carbone 14) que dans le domaine religieux (le Linceul n’est qu’une « icône »). Dieu met une couche en plus, au grand étonnement de tous. Le « mystère continu » du Linceul ne s’arrête pas. Quand apprendrons-nous enfin à croire en Dieu, à Lui faire confiance et à L’aimer ?

        Au retour le pèlerinage s’arrêta à Chambéry pour visiter la Chapelle Sainte où le Linceul avait brûlé en 1532, mais l’église était fermée pour travaux jusque 2011. Des fervents chapelets se levaient au ciel, pendant que le bus roulait les derniers kilomètres vers Paris, afin que cette Europe, bâtie sur les Reliques mêmes de Notre Sauveur, trouve la force de s’y ancrer résolument, pour redevenir le phare du monde pour annoncer à tous les hommes le salut par le Christ Notre Sauveur. OMNIA AD MAIOREM DEI GLORIAM !

Diaporama : http://www.kizoa.fr/diaporama/d888021kP127393437o2/pèlerinage-unec-2010

-    O.A.M.D.G.  –



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